La chanteuse Imany ambassadrice du prix photo international du CCFD-Terre Solidaire

La chanteuse Imany ambassadrice du prix photo international du CCFD-Terre Solidaire

Le Prix Photo « Voir le monde en face », du CCFD-Terre Solidaire, s’associe à la chanteuse et mannequin franco-comorienne Imany, ambassadrice officielle de l’édition 2025. Elle apporte son soutien à cette deuxième édition à travers une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, qui mettra en lumière le travail des 5 photographes lauréats.

Une ambassadrice engagée

Chanteuse française à la carrière internationale, Imany a toujours mis son art au service de messages universels de dignité, de justice et d’humanité. Engagée depuis plusieurs années pour diverses causes, elle s’associe aujourd’hui au CCFD-Terre Solidaire pour défendre le pouvoir de la photographie comme levier de sensibilisation et d’action.

Créé en 2022, ce prix vise à encourager et soutenir le travail de photographes qui documentent les réalités sociales et environnementales à travers le monde. L’édition 2025 a suscité un vif intérêt, avec 402 candidatures issues de 69 pays. Parmi elles, 30 projets finalistes, portés par des photographes de 22 nationalités (dont 30 % de femmes), témoignent de la richesse des regards et de la diversité des luttes contemporaines.

Cette année, le CCFD-Terre Solidaire récompense cinq photographes :

Trois lauréats sont récompensés pour le Prix du jury : Lalo de Almeida avec son reportage Climate change in the Amazon, Lys Arrango avec son projet Until the Corn Grows Back, et Federico Rios Escobar avec son reportage Paths of Desperate Hope.

Natalya Saprunova est la lauréate du Prix du public avec son reportage Permafrost, ce froid n’est plus éternel

Et Ismail Abu Hatab qui reçoit le Prix spécial du jury à titre posthume pour son projet Beyond the sky and the sea.

FOCUS Imany x CCFD- Terre solidaire

1. Qu’est-ce qui vous a convaincue d’accepter d’être ambassadrice du Prix Photo
« Voir le monde en face » 2025 ?
Parce que « Voir le monde en face » est une invitation au courage. Ce prix parle de vérité, de
regard et de responsabilité. La photographie, comme la musique, peut réveiller les consciences.
Soutenir celles et ceux qui montrent le réel avec humanité, c’est essentiel.
 
2. Vous avez déclaré : « Être marraine de ce concours, c’est prolonger un
engagement intime : celui de croire que l’art peut réparer. » Pouvez-vous nous
expliquer cette conviction ?
L’art ne répare pas tout, mais il recoud. Il met de la lumière sur ce qui souffre, il relie ce qui est
séparé. Créer ou contempler une œuvre, c’est déjà commencer à guérir, à transformer la
douleur en sens.
 
3. Le travail de Sebastião Salgado vous a particulièrement marqué. En quoi son
regard influence-t-il votre propre engagement artistique et votre rôle
d’ambassadrice ?
Salgado fait de la photographie un acte d’amour et de dignité. Son regard honore la vie, même
dans la douleur. Voir, c’est un pas vers la compréhension, qui nous amène à agir.
 
4. Cette année, les lauréats abordent des thèmes forts : du changement climatique
en Amazonie au sort des réfugiés, en passant par la fonte du permafrost. Quelle
émotion ressentez-vous face à ces récits photographiques ?
Une émotion mêlée de gratitude et de respect. Ces images racontent notre monde et nos
responsabilités. Elles rappellent que tout est lié : la forêt, la glace, les humains, les espoirs.
 
5. Vous avez toujours lié votre art à des causes universelles (justice, dignité,
humanité). Comment la photographie complète-t-elle, selon vous, la force de la
musique et de la scène ?
La musique parle aux émotions, la photo à la mémoire. Ensemble, elles nous rappellent notre
lien. Notre humanité