Harry Lighton, Emma Branderhorst, Joecar Hanna, Saulé Bliuvaité, Mansi Maheshwari et Oliver McGoldrick sont les six nouveaux visages de la 51e session de La Résidence du Festival de Cannes.
Du 16 mars au 31 juillet 2026, ils séjourneront à Paris, où ils bénéficieront d’un accompagnement sur mesure pour l’écriture de leur scénario, ainsi que d’un programme de rencontres avec des professionnels du cinéma.
La Résidence du Festival de Cannes accueille chaque année, au cœur de Paris, douze jeunes cinéastes sélectionnés pour participer à deux sessions de quatre mois et demi, afin de les accompagner dans le développement et l’écriture du scénario de leur premier ou deuxième long métrage.
Depuis sa création, la Résidence a soutenu plus de 250 cinéastes issus d’une soixantaine de pays. Elle a contribué à révéler de nombreux auteurs régulièrement présents dans les grands festivals internationaux. Parmi eux figurent notamment Lucrecia Martel (Argentine), Corneliu Porumboiu (Roumanie), Amat Escalante et Michel Franco (Mexique), László Nemes (Hongrie), Lukas Dhont (Belgique), Nadine Labaki (Liban), Nadav Lapid (Israël), Antoneta Alamat Kusijanović (Croatie), Carla Simón (Espagne), Karim Aïnouz (Brésil), Rungano Nyoni (Zambie), Payal Kapadia (Inde) ou encore Chiang Wei (Singapour).
Pour sa 51ᵉ session, la Résidence du Festival de Cannes a le plaisir d’accueillir trois réalisatrices et trois réalisateurs.
« Intégrer La Résidence est une perspective exaltante. Les autres cinéastes que je connais et qui en ont bénéficié en parlent avec enthousiasme. Je vais pouvoir consacrer cinq mois à l’écriture de mon prochain scénario à Paris… C’est magnifique. J’espère en repartir avec un scénario, de nouveaux amis cinéastes et un mari parisien. »
Harry Lighton est scénariste et réalisateur à Londres. Son premier long métrage, Pillion, avec Harry Melling et Alexander Skarsgård, a fait sensation lors de sa présentation en avant-première au Festival de Cannes en 2025, où il a remporté le prix Un Certain Regard du meilleur scénario. Le film a ensuite rencontré un large succès, tant critique que public, remportant notamment le prix du meilleur film indépendant britannique aux BIFA et obtenant trois nominations aux BAFTA. Son court métrage Wren Boys avait auparavant été sélectionné pour le BAFTA du meilleur court métrage britannique en 2018.
EMMA BRANDERHORST
Pays-Bas
« L’écriture peut être une étape étrangement solitaire du processus de création d’un film. En particulier lorsque vous transposez quelque chose de profondément personnel, comme la fin d’une amitié, en scènes qui fonctionnent réellement. Participer à La Résidence à Paris signifie que je n’aurai pas à le faire dans l’isolement. Être entourée d’autres cinéastes m’offre un espace où je peux me montrer vulnérable, tester la forme, clarifier les arcs narratifs des personnages et transformer cette idée de l’intuition au scénario. »
Emma Branderhorst est cinéaste à Amsterdam. Elle est reconnue pour ses récits intimes, centrés sur les personnages, qui explorent les dynamiques sociales à travers un regard résolument féminin. Ses courts métrages Under the Skin, Spotless (Ours de cristal) et Ma Mère et Moi ont été sélectionnés à la Berlinale. Parallèlement à ses œuvres de fiction, elle a également réalisé le court métrage A Piece of Me, récompensé par le Grand Prix aux Cannes Lions, et signe régulièrement, à travers l’Europe, des publicités avec une forte dimension narrative. Elle développe un style naturaliste, guidé par le jeu des interprètes, qui fait émerger les émotions entre les lignes. Elle prépare actuellement son premier long métrage, This Will Not End Well.
OECAR HANNA
Espagne
« Faire partie de La Résidence ne donne pas le sentiment d’intégrer un programme comme les autres. On y retrouve l’aura unique du Festival de Cannes, l’attention portée aux cinéastes, le souci du détail, le respect des auteurs et des voix audacieuses qui en ont fait la référence en matière de cinéma d’auteur. Cela donne le sentiment de s’inscrire dans les fondements du Festival. Écrire dans un cadre aussi idyllique, porté par une institution qui a accueilli tant de films et de cinéastes légendaires, vous donne le sentiment que votre voix s’affirme davantage. Se sentir membre de cette famille est quelque chose de fort, et savoir que seuls six candidats sont sélectionnés à chaque session rend cette expérience encore plus significative. C’est un véritable honneur, et j’en suis profondément reconnaissant. »
Joecar Hanna est un cinéaste espagnol d’origine chinoise et libanaise. Avant de s’installer à New York, il a travaillé comme monteur professionnel sur de nombreux longs métrages et séries télévisées. Pendant ses études de cinéma à l’université de New York, il a reçu le Black Family Prize, la bourse Ang Lee, et a été sélectionné pour la Marcie Bloom Fellowship (Sony Pictures Classics). Son court métrage Deliver Me a été présenté en avant-première au festival South by Southwest en 2023 puis a été acquis par Canal+. Son deuxième court métrage, Talk Me, produit par Spike Lee, a été présenté à Cannes en 2025, a remporté le prix du meilleur court métrage au TIFF et a été présenté au festival South by Southwest en 2026. En tant qu’acteur, il a fait ses débuts au cinéma dans un film d’Alex Rockwell, Lump, primé au Festival du film de Varsovie. Joecar réalisera son premier long métrage à l’automne 2026 aux États-Unis et écrira son deuxième long métrage à la Résidence du Festival de Cannes.
Saulė Bliuvaitė est une réalisatrice, scénariste et monteuse lituanienne. Diplômée de l’Académie lituanienne de musique et de théâtre en 2018, elle débute en réalisant plusieurs courts métrages tout en co-écrivant Isaac, film choisi pour représenter la Lituanie à l’Oscar du meilleur film international en 2021. Son premier long métrage, Toxic, présenté en compétition au Festival de Locarno en 2024, a remporté le Léopard d’or. Depuis sa sortie, Toxic a été projeté dans une centaine de festivals à travers le monde, a remporté de nombreuses distinctions internationales et a été sélectionné pour le Prix FIPRESCI de la découverte européenne aux European Film Awards.
MANSI MAHESHWARI
Inde
« Être sélectionnée à La Résidence est à la fois exceptionnel et presque irréel. Il semblerait que mes doutes, mes nuits courtes et mes questionnements constants ont mené à une forme d’accomplissement. Après l’avant-première de mon film au Festival de Cannes, j’ai l’impression de revenir mais cette fois-ci avec plus de lucidité et de confiance en moi. J’ai le sentiment qu’on m’a confié quelque chose »
